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Maillage territorial et polarités en Loire-Atlantique


Financement :
  • Conseil Général Loire-Atlantique (Direction de l'Observatoire et Prospective)

Partenaires :
  • ESO-Nantes, Université de Nantes : V. Jousseaume, L. Faguet (Igarun)
  • CG44 : B. Ferrandon

Sur la période 2012-2013

Avec 221 communes, réparties sur 6 815 km², la Loire-Atlantique se distingue de la plupart des départements de France par la taille de ces entités institutionnelles. Leur superficie moyenne de 30,84 km² en fait de grosses unités, à comparer aux 14,88 km² de moyenne pour l’ensemble des communes françaises. Cette réalité se conjugue avec une population par commune relativement importante et qui croît à un rythme soutenu depuis plus de deux décennies sur la majeure partie du
département. Ainsi, lorsque ¾ des communes de France comptent moins de 1 000 habitants, ce n’est le cas que de 13 % des communes de Loire-Atlantique.
La présence de communes de taille et de population importantes implique un maillage territorial singulier, qui a pesé fortement sur le développement du département, sur l’accès aux services et équipements et sur les relations entre les habitants du territoire.


Aujourd’hui, alors que la métropole nantaise affirme de plus en plus son influence sur des territoires de plus en plus éloignés, sous l’effet de l’étalement urbain et des mobilités croissantes des habitants, la question de l’armature urbaine de la Loire-Atlantique se pose avec acuité pour le Département. Acteur de l’aménagement du territoire par le biais de ses politiques et de ses choix d’investissement, mais aussi accompagnateur des projets portés par les élus locaux, via notamment les contrats de territoire, le Département exerce une influence directe sur la façon dont se construisent les interdépendances entre communes.

L’implantation d’un collège, le financement d’une piscine, le soutien au développement d’une zone d’activité, sont autant d’actions qui structurent le territoire. L’étalement urbain a participé à une homogénéisation des communes qui pourrait tendre à considérer que chaque commune (ou presque) est potentiellement légitime à accueillir ces équipements pour répondre aux attentes de sa population. Ce faisant, une telle logique d’indifférenciation des territoires est-elle une bonne réponse aux besoins des populations ?


L’allocation des ressources publiques impose de faire des choix qui nécessitent de se baser autant sur les évolutions démographiques, sociales et économiques, que sur l’organisation du territoire souhaitée, car cette dernière participe directement à son attractivité et à la qualité de vie. Parler de maillage territorial, c’est reconnaître que le territoire est structuré autour de communes qui n’ont pas toutes les mêmes fonctions et qui, par conséquence, n’ont pas vocation à accueillir les mêmes équipements structurants. A l’heure où les territoires se tournent de plus en plus vers la métropole nantaise, l’existence ou le renforcement d’un réseau urbain hiérarchisé constitue un enjeu pour à la fois diffuser la dynamique métropolitaine et permettre aux campagnes elles-mêmes de construire leur propre attractivité.


Tenter de donner une lecture de la hiérarchie urbaine de Loire-Atlantique, pour renforcer la complémentarité entre villes et campagnes, tel est l’objet de cette étude.



Contacts :
valerie.jousseaume @ univ-nantes.fr