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DYnamiques TErritoriales et FOncières dans le Rural en Transition du grand ouest

DYTEFORT (PSDR3-GO)


Financement :
  • INRA
  • CEMAGREF
  • Conseils régionaux de Basse-Normandie, Bretagne, Pays de Loire et Poitou-Charentes

Partenaires :
  • UMR ESO - Angers, Caen, Nantes, Rennes :
  • ICOTEM (Poitiers) :
  • UMR LIENSS (La Rochelle) :
  • UMR LETG-Caen :
  • INH Angers :
  • ESA Angers :
  • UMR DCS Nantes :
  • IRDP :
  • INRA Rennes :

Sur la période 2008-2011

Rural en transition ? Selon la DIACT, anciens cantons agricoles affectés par l’exode qui se tournent vers une économie à la fois plus résidentielle et plus tertiaire, et qui correspondent le plus souvent aux troisièmes « ceintures » périurbaines de grandes ou petites villes ou en espace rétro-littoral. Globalement, ce sont des espaces dans lesquels plusieurs futurs seraient encore possibles malgré un contexte de densification lié à une attractivité renouvelée du foncier.

 Une question centrale : dans un contexte de recomposition des territoires dans les espaces ruraux en transition du grand ouest, quelle marge de manœuvre ont les acteurs, économiques, dont les agriculteurs, et politiques, pour anticiper et encadrer  les mutations en cours ou à venir, et notamment les mutations foncières ? 

Postulat de départ : les espaces en périphérie des espaces périurbains sont porteurs de potentialités spécifiques (activités, foncier, paysages ...) que l’on peut décliner autour de la notion de ressource territoriale. Souvent, ils sont appréhendés à partir de la ville, ce qui tend à gommer une partie de leur originalité, des enjeux en cours et des logiques de développement à conduire et à construire.

Résultats attendus : ils sont de deux ordres : 1) fournir des éléments susceptibles d’aider à la compréhension d’espaces mal connus et évolutifs (une transition à la fois spatiale et temporelle) et 2) fournir des outils d’anticipation tenant compte des structures et du comportement sociologique des acteurs (volet de prospective active).

Un projet co-construit avec des acteurs professionnels* (de l’élaboration des questionnements à la conduite de la recherche pendant les trois années prévues). Dimension originale, une ouverture vers d’autres acteurs de terrain est d’actualité.

*Chambres d’agriculture de l’arc atlantique (AC3A), Institut d’aménagement de l’arc atlantique (IATT), Centre d’études techniques de l’équipement de l’ouest (CETE Ouest), Direction départementale de l’équipement du Calvados (DDE 14), Fédération des groupes d’études et de développement agricole de Bretagne (FRGEDA), Fédération Régionale des CIVAM de Bretagne (FRCIVAM), Agglomération de Lorient (56), Coglais Communauté (35), AIRE 198 (86), Réseau des animateurs de conseil en développement (49), Terres en Villes.

 

8 terrains sont ciblés :

 

Petite ville

Multi-influences urbaines

Périphéries d’agglomérations

Littoral proche de l’urbain

Coutances

 

Plaine d’Aunis

Lorient (arrière pays)

Développement industriel

Bressuire

Château-Gontier

 

 

Résidentiel avant tout

 

Le Cogles

Val de Loire-Authion

Sud de Caen

 

Un projet de recherche structuré en cinq volets de recherche (VR)

Etape préalable qui prend en compte tout le grand ouest, le VR 1  contextualise le processus d’étalement urbain et les changements récents : où ? Depuis quand ? Il va s’appuyer sur des données statistiques (souvent originales) et des documents cartographiques..

 Le VR 2 définit les déterminants de la construction/recomposition des territoires dans le rural en transition du grand ouest, en ciblant les questions d’attractivité (l’agriculture, facteur d’attractivité ou de repoussoir ?) de ces espaces (pourquoi, comment ?), de leurs ressources « plus ou moins rares » (terre, eau, paysages), de mobilité des personnes et de constructions de nouvelles polarités (commerces, services, activités), du rôle des acteurs (gouvernance), y compris politiques, et des nouvelles configurations territoriales… Comment les collectivités locales peuvent-elles peser sur l’étalement urbain ? Quels sont les périmètres (commune, EPCI, périmètre SCOT..) et les échelles de ces stratégies ? Comment ces stratégies divergent-elles ou convergent-elles ? Quelles sont les grands référentiels en particulier identitaires de ces stratégies (l'urbain?  le rural ? les paysages ? la terre...) ? Comment ces différentes stratégies recomposent-elles le rural en transition ? Pour quelle cohérence territoriale ? Dans ce volet, l’entrée n’est pas nécessairement agricole (mais plus urbaine et par le biais des activités économiques, dont l’agriculture…).

Le VR 3 s’intéresse aux usages et représentations des espaces agricoles. Ici, l’entrée est clairement agricole : il s’agit de montrer que les dynamiques territoriales et foncières ne sont pas que le reflet (et l’effet) d’un étalement urbain, mais peuvent être aussi produites par et doivent tenir compte des acteurs locaux, et en particulier agricoles. Cet espace est considéré comme véritablement constitutif d’une identité agricole, tout en étant aussi une variable d’ajustement sur les marchés fonciers. Or, la terre agricole est multidimensionnelle : cet objet de marché foncier (facteur de production certes, patrimoine, ressource foncière…) est aussi objet d’un enjeu paysager et environnemental, et constitue un espace vécu et partagé pour ses habitants, objet de publicisation….

      Plusieurs sous-questions sont abordées : l’analyse socio-spatiale des formes de concurrence des marchés fonciers et leurs impacts sociaux (à l’aide de données fiscales, des notaires, SCAFR et SAFER ???), une analyse du foncier bâti mais aussi une analyse paysagère du bâti agricole ; les conditions qu’imposent les marchés fonciers à l’installation des jeunes agriculteurs, la redéfinition des enjeux de nature et de paysage (de la patrimonialisation de certains paysages agricoles, facteur clé de valorisation foncière, aux questions d’approvisionnement en eau potable et de qualité environnementale, de pratiques agricoles durables) ; enfin, la terre est vue comme un espace vécu et partagé à travers l’analyse des représentations qu’ont divers acteurs (agriculteurs et non agriculteurs) de la terre agricole, l’intégration des contraintes agricoles dans les documents d’urbanisme (épandages, circulation sur la voirie), la perception des externalité agricoles par les agriculteurs et les non agriculteurs ; quels sont les lieux/moments de dialogue entre agriculteurs et non agriculteurs et sur quels objets, pour quels usages ?

 Le VR 4 analyse les modes de gouvernance autour de la terre, à travers une analyse socio-juridique. En effet, il ne s’agit plus simplement de construire des zonages avec pour enjeu de préserver du foncier pour l’agriculture, mais de négocier sur des enchevêtrements d’enjeux (l’agricole, l’urbain, l’environnemental, le paysager, le cadre de vie…). Identifier les nouveaux acteurs du foncier et les nouveaux dispositifs qu’ils peuvent mobiliser… Quelles modalités de l’action foncière se mettent-elles en place, quelles coordinations entre acteurs ? Dans quelle mesure le foncier est-il révélateur de l’imbrication de multiples politiques de gestion ? Les aspects juridiques (mais également les modalités de coordination entre acteurs, de gestion, de gouvernance, entre modes de gestions, entre niveaux territoriaux), sont particulièrement explicités et observés

 Le VR 5 : « Comment anticiper une éventuelle désarticulation de l’espace  dans le rural en transition du grand ouest ? » Idée que l’étalement urbain appelle un  redéploiement de la pensée prospective pour les acteurs économiques, sociaux et politiques en même temps qu’il impose la mise en place  de nouveaux dispositifs opérationnels pour les acteurs publics et privés. La réactivité des acteurs est une composante de la compétitivité des territoires. Un éclairage sur leurs échelles et échelons  d’action est nécessaire, à mettre en parallèle avec le sens et la portée des outils existants (réflexion sur les leviers d’action).

Pour en savoir plus

 

 



Contacts :
christine.margetic @ univ-nantes.fr