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Diffusion de l’hévéaculture et sécurité alimentaire en Côte d'Ivoire.

Approche dans les régions de l'Indénié-Djuablin et de la Nawa


Thèse de Oumar OUATTARA (ESO Nantes) qui sera soutenue le 08/02/2019 (14h) à NANTES
Direction :
Financement :
  • Gouvernement ivoirien

Composition du jury :
  • Bernard CHARLERY DE LA MASSELIERE, Université de Toulouse, UMR 5193 - LISST,
  • Patrick POTTIER, Université de Nantes, UMR 6554-LETG,
  • Bénédicte THIBAUD, Sciences Po de Bordeaux, UMR 5115-LAM,
  • Alphonse YAPI-DIAHOU, Université de Paris 8, UMR 7533-LADYSS


Résumé

En Côte d’Ivoire, depuis le milieu de la décennie 1980, l’économie de plantation traditionnelle (café, cacao, palmier à huile, etc.) traversent des crises multiformes avec pour corolaire la détérioration des conditions de vie des ménages agricoles. Entre autres stratégies adaptatives, les populations adoptent massivement l’hévéaculture. Inversement à l’expansion de cette culture, la situation alimentaire dans le pays montre des signes de dégradation comme en témoigne les émeutes de la faim de 2008. A la lumière de la théorie de la diffusion de l’innovation, cette thèse interroge les effets du développement de l’hévéaculture sur l’alimentation des populations selon une approche en termes de sécurité alimentaire dans l’Indénié-Djuablin et la Nawa. L’étude de la dynamique spatiale montre que cette culture constitue une contrainte à la disponibilité alimentaire du fait de l’accaparement des espaces traditionnellement dédiés aux cultures annuelles. Sa diffusion reste néanmoins bénéfique pour la sécurité alimentaire. Les revenus générés permettent à la majorité des producteurs de se hisser au-dessus du seuil de pauvreté et contribuent positivement à l’accessibilité économique aux vivres sur les marchés. Ainsi les ménages hévéaculteurs parviennent-ils à diversifier et à enrichir leur régime alimentaire. Parallèlement, du fait de la régularité des revenus du caoutchouc naturel, leur alimentation gagne en stabilité aussi bien quantitativement que qualitativement. Ces évolutions posent toutefois la question de leur durabilité compte tenu du caractère erratique des cours du caoutchouc naturel.